Pendant cinq jours, les spécialistes de l’intervention en site souterrain (ISS) du SDIS de la Haute-Garonne ont pris la direction du Lot pour une session d’entraînement consacrée au secours en milieu souterrain.

Aux côtés de leurs homologues des SDIS de la Charente et de la Gironde, les sapeurs-pompiers haut-garonnais ont travaillé différentes techniques d’intervention, partagé leurs pratiques et renforcé leur capacité à intervenir ensemble.

L’intervention en site souterrain est l’une des composantes de la spécialité secours en milieu périlleux et montagne (SMPM). Dans cet environnement, les conditions d’intervention sont particulièrement contraignantes : progression difficile, espaces parfois étroits, communication avec la surface, froid et évacuations pouvant durer plusieurs heures.

Des techniques à maîtriser

Au cours de ces cinq journées, les équipes ont notamment travaillé la communication filaire en milieu souterrain, les techniques de contrepoids et de progression ainsi que la réalisation de points chauds, permettant de protéger une victime du froid avant son évacuation en civière.

Ces entraînements réguliers permettent aux spécialistes de maintenir leurs compétences, de renforcer leur cohésion et leur organisation et d’être capables d’adapter leurs techniques à la configuration de chaque cavité.

Le secours d’urgence aux personnes, même sous terre

Même dans cet environnement particulièrement technique, le secours d’urgence aux personnes (SUAP) reste au cœur de l’intervention.

Avant de penser à l’évacuation, les sapeurs-pompiers doivent accéder à la victime, réaliser son bilan, assurer sa prise en charge et surveiller son état tout au long d’une intervention qui peut durer plusieurs heures.

Cette prise en charge est renforcée par les professionnels du Service de santé et de secours médical (SSSM), qui interviennent aux côtés des équipes spécialisées.

Deux exercices ont permis de mettre ces compétences en pratique, avec des contraintes différentes liées à l’état des victimes et à la configuration des cavités.

Le premier concernait une victime présentant un traumatisme aux membres inférieurs, nécessitant notamment une évacuation verticale, lié à la configuration de la cavité.

Le second mettait en scène une victime présentant notamment un pneumothorax. Son état imposait des conditions d’évacuation particulièrement contraignantes : l’extraction devait être réalisée à l’horizontale, ou avec une inclinaison limitée à 45° maximum.

Ces mises en situation permettent aux équipes de travailler leur capacité à adapter la prise en charge et les techniques d’évacuation à chaque victime, tout en coordonnant l’action des différents intervenants.

Deux journées pour compléter l’entraînement en cavité

La session s’est poursuivie par deux journées consacrées à la pratique spéléo.

Les équipes ont d’abord évolué dans le gouffre de la Pucelle, véritable canyon souterrain, avant de consacrer une seconde journée à l’équipement de deux autres cavités : l’Igue des Drapeaux et l’Igue Noire. L’équipement de ces cavités ont permis de travailler les techniques d’autosecours en équipe restreinte.

Au-delà de la maîtrise des techniques, ces entraînements communs sont aussi l’occasion pour les équipes de mieux se connaître, de partager leurs expériences et de renforcer leur interopérabilité.

Des compétences qui doivent être régulièrement entretenues pour être pleinement opérationnelles lorsqu’une intervention en milieu souterrain est nécessaire.

Date de publication vendredi 09 septembre 2026