Le 5 février, à l’occasion de la formation de maintien et de perfectionnement des acquis des chefs d’unité de la spécialité secours en milieu périlleux et montagne (SMPM), le sergent Patrick Amen, référent départemental, et son adjoint, le lieutenant Damien Hubert, ont remis le casque blanc de cheffe d’unité à la sergente Lauriane Anizan. À 32 ans, elle devient la première femme à accéder à ce niveau de responsabilité en Haute-Garonne. À l’échelle nationale, seules dix femmes occupent aujourd’hui cette fonction, dont sept inscrites sur liste opérationnelle.

Un parcours au service de l’opérationnel

Lauriane Anizan s’engage dès 2012 en tant que sapeur-pompier volontaire au centre de secours de Tarbes puis débute sa carrière de sapeur-pompier professionnel en 2014 au SDIS des Hautes-Pyrénées, servant dans les centres de secours de Lannemezan et de Lourdes.

En 2017, elle rejoint le SDIS de la Haute-Garonne, avec des affectations successives à Toulouse Vion, Saint-Gaudens Comminges, puis, depuis octobre 2024, au sein du pool sud.

Parallèlement à son activité professionnelle, elle s’engage comme sapeur-pompier volontaire au centre de secours d’Aspet, à proximité de son domicile, affirmant ainsi son attachement au service de proximité en milieu rural.

Passionnée de montagne et d’escalade, elle s’oriente naturellement vers la spécialité SMPM en 2016. Elle obtient le niveau de sauveteur (IMP2) en 2019, avant d’accéder aujourd’hui au niveau de cheffe d’unité (IMP3). Elle intervient également en spéléologie, où elle est désormais en capacité de commander une équipe lors d’interventions en site souterrain.

Son engagement ne s’arrête pas là : spécialiste feu de forêt, impliquée dans l’encadrement des activités physiques, conductrice poids lourd et échelière, elle incarne une polyvalence opérationnelle particulièrement remarquable.

Le SMPM, une spécialité pour les environnements complexes

La spécialité secours en milieu périlleux et montagne regroupe des équipes formées pour intervenir dans des environnements où les moyens traditionnels sont inadaptés ou insuffisants.

Elle couvre des interventions en hauteur, en profondeur ou dans des zones difficilement accessibles, nécessitant des techniques spécifiques, notamment l’utilisation de cordes et de dispositifs d’ancrage.

Le socle commun repose sur le GRIMP (groupe de reconnaissance et d’intervention en milieu périlleux). Les opérations sont conduites par une équipe spécialisée, placée sous la responsabilité d’un chef d’unité ou d’un conseiller technique, appuyé par des sauveteurs organisés en binômes.

Chef d’unité SMPM : un niveau d’exigence et de responsabilité

Le niveau de cheffe d’unité (IMP3) correspond à une fonction de commandement technique au sein de la spécialité, sous l’autorité du COS en intervention et du référent départemental dans la gestion administrative de la spécialité.

La formation, dispensée au centre national de formation SMPM de Florac, se déroule sur dix jours. Elle prépare les futurs cadres à intervenir dans des environnements exigeants, en développant leur capacité à analyser une situation et à prendre des décisions adaptées.

Un rôle clé sur intervention

Sur le terrain, le chef d’unité assure la direction technique des opérations en milieu périlleux. Il coordonne les équipes engagées, propose la stratégie opérationnelle au COS et veille à la sécurité des intervenants et des victimes.

Il participe également à la formation des sauveteurs, contribuant au maintien des compétences au sein de la spécialité.

Avec cette nomination, Lauriane Anizan accède à une fonction opérationnelle exigeante, au cœur des interventions les plus techniques du SDIS de la Haute-Garonne. Félicitations !

Date de publication vendredi 03 mars 2026